In further proof of the same fact, I may here adduce a remarkable paragraph from the paper of Mangili in the Annales du Museum:' " Yobservai A peu prbs les mines chases dans tine mitre marmotte en lethargic, que je deca pitai he 22 de Mars 1807. Nlais en ouvrant celle-ci, j'avois deux objets : he premier, d'ex aminer l'etat des visebres les plus comme he cmur, les pounions et le cerveau. Le second etoit de von comment procedent les plierioni.lies de Firritabilite inusculaire ; paree qua ayant entendu dire A un celbbre naturaliste, que l'engourdissement avoit pour cause Ealtera tinn ou la suspension de cette irritabilte, it ni'importoit de savoir si cette assertion &oft vraie. Pans la chambre oA se trouvoit la mar motte, le thermomhre etoit it 6 degres et demi: l'ayant introduit dans he bas ventre, it manta d'un degre, c'est-it-dire A 7 degres et demi.
" Je trouvai les poltroons dans leur etat na. turd. Le cceur continua A battre pendant plus de trois heures. Les pulsations, d'abord vines et frequentcs, s'affoiblirent et se ralentirent peu A-peu. J'en avois compte de seize it dix-huit par minute au commencement de la premiitre Ileum ; A la fin de la troisiCme je n'en comptois plus que trois dans he mettle temps. Les veines du cerveau me parurent gonflees de sang.
" la tete unie au cou ayant etc separee du tronc, je la mis dans un vase avec de l'esprit de-vin, et j'y remarctai, memo aprZss tine demi lieure, des mouvemens assez sensibles. Ce fait prouve, ainsi que plusieurs autres dont je par lemi bient6t, que si dans l'etat de lethargic conservatrice la vie est beaucoup moms cuergique, le principe vital repandu dans les diver ses parties, a be.aucoup plus de tenacite, et mole bier plus it s'Eteindre.
" Je sepami du corps de l'animal plusieurs morceaux des muscles qui obeissent A is vo lont•, et je vis avec etonnement que, trois heures apres In mort, ids se cotitractoient forte ment chaque fois que je les soumettois it Fac tion tolvanique. Ces mouvemcns convulsifs ne se ralentirent qu'au bout de quatre heures.
" II suit de IA que les marmottes tuces pen dant qu'elles soot en lethargic, presentent, rela uvement A Eirritabilite, A peu pri.s les mines plienotanes qu'on remarque dans plusieurs animaux it sang froid.
" Pour savoir ensuite si les plienoinCties d'ir ritabilite etoient les mines dans l'etat de %vine et dans celui de lethargic, le 25 de Juin, j'ai fait perir, piecisement de is memo maniere, une seconde marmotte qui etoit eveillee depuis deux mois, et qui faisoit de frequenter courses dans le jardin. Mon thermomittre marquoit ce juur-la 18 degres: l'ayant introduit dans he ventre de la marmotte au moment of je venois de la decapiter, it s'eleva A 29 degres.
" Ayant mis le emur A decouvert, commc je l'avois fait dans mon experience du mois de Mars, je comptai d'abord vingt-sept ou vingt huit pulsations par minute. Ce nombre n'etoit plus que de douze au bout d'un quart d'heure, et de huit, au bout de demi-heure: dans he dix minutes suivantes, it n'y Out plus que quatre pulsations trt's-foibles par minute, et elles cos sbrent totalement dans Ies dix derrieres minutes, c'est-A-dire cinquante minutes la mort de ]'animal; tandis que he cceur de is marmotte tuee dans l'etat de lethargie, donnoit encore quatre legbres pulsations par minute, trois heures aprbs quo la tete avoit etc separee du corps. Cette grande difference prouve que he principe de Eirritabilite s'accumule pendant la letharg,ie conservatrice.
" Les chairs musculaires me semblirent plus pAles que celles de la marmotte en lethargic : elles etoient d'abord trbs sensibles A ''action galvanique; mais ses signer d'irritabilite s'affoi blirent et disparurent hien plus rapidemcnt. En effet, les chairs musculaires de cette mar motte etoient peu sensibles au bout de deux heures, tandis que dans la marmotte tuee en hiver elles se eontractoient fortement au bout de trois heures, et que Eirritabilite ne s'affoiblit notablement que quatre heures aprbs la mort.
" Les chairs des muscles interrostaux et abdominaux conserarent leur sensibilite au stimulus electrique quelques minutes de plus que celles des membres ; d'oA Eon peut con clure que he principe de Firritabilite se conserve d'avantage dans certaines parties du meme ani mal. Mais ce qui est prouve jusqu'a ('evidence, c'est que ce principe a bier' plus de tenacite dims les chairs de Eanimal tue pendant l'etat de lethargic, que dans celles de ]'animal tue pendant l'etat do veille." This author does not appear to have bad any apprehension of the extreme importance of this extraordinary change in the irritability, but merely states it as a fact. Its due value can only be known by observing the dependence of the functions of life on that law of the inverse condition of the respiration and of the irritabi lity, of which so much has already been said. In the hibernating animal the respiration is nearly suspended ; had not the irritability be come proportionately augmented, the actions of life must have ceased I I must add one remark upon the motility of the muscular fibre in hibernation ; it is unim paired. Those physiologists who have asserted the contrary, have, as will lie shown shortly, mistaken the phenomena of torpor from cold, for those of true hibernation.